La Mélancolie et l’Inquisition aux Vagamondes

 

La Mélancolie des Dragons

Colette Cahn a aimé » La Mélancolie des Dragons  » à la Kaserne à Bâle le 21 janvier : excellent spectacle, excellente soirée, un grand moment de plaisir !

D’autant que la Filature avait affrété un autocar pour  nous amener en tout confort au Spectacle!

Si vous avez raté ce spectacle, voici quelques liens utiles:

Sur le site du« Théâtre contemporain » et « Paris art »

Florian Gaité de sur Paris Art commente la scénographie de « La Mélancolie »:    Philippe Quesne jette un doute sur son intention et alimente l’hypothèse d’une critique du spectaculaire. Dans les arts plastiques comme vivants, une tendance contemporaine est à capter l’attention de son public à moindre frais, en comptant sur le pouvoir de séduction de mécanismes grossiers. Il faut d’ailleurs s’arrêter quelques instants sur le titre pour comprendre que le sujet de la pièce n’est pas de traiter les dragons de la mélancolie (les monstres que produit une âme tourmentée) mais bien de désigner une affection qui toucherait les dragons eux-mêmes, comme s’ils pouvaient être en proie à un certain blues. On le voit particulièrement dans le dernier tableau, à travers un ensemble de microscènes aux effets déceptifs: un geyser de 20 cm de haut, une vue panoramique offerte par une modeste échelle ou une tempête déclenchée par un simple ventilateur. A l’image de cette débandade des structures gonflables en fin de pièce, la question se pose in fine de savoir si l’effet de ces dispositifs astucieux peut dépasser celui d’un soufflé.

 

Hearing

"Hearing", festival les Vagamondes -© Amir Hossein Shojaei

Amir Reza Koohestani est un jeune dramaturge iranien dont nous nous eu l’occasion de voir l’an dernier « Timeloss » que l’ on avait apprécié.

Notre avis est  réservé concernant « Hearing« :

Dans une cité universitaire, en Iran, une jeune fille a entendu la voix d’un garçon qui est entré dans la chambre d’une étudiante. Cette intrusion est bien sûr interdite et un rapport doit être écrit pour relater les faits. Sur scène, l’étudiante et la délatrice répondent au questions de la responsable qui enquête sur ce délit. Nous ne verrons pas la responsable qui interroge les jeunes filles, nous n’entendrons que sa voix et ses questions qui tentent de déstabiliser la coupable et le témoin de cette rencontre suspectée. Les deux jeunes filles se tiennent immobiles, la présumée coupable résiste à l’assaut des questions avec assurance, tandis que la délatrice apparaît embarrassée, mal à l’aise de dénoncer une camarade, mais soucieuse de respecter le code social en vigueur .

Des images filmées en vidéo ou se mêlent les vues des couloirs de la Filature (prises en direct grâce à une caméra portée par l’une des actrices) et d’un lieu inconnu (sans doute la cité universitaire où se passe l’action) entrecoupent le spectacle. Fiction ou réalité ?  La caméra portée à l’épaule filmant en « live » illustre bien la surveillance permanente dont font l’objet les pensionnaires de l’internat.  Les scènes initiales et les dialogues se répètent presque à l’identique instaurent un climat d’angoisse et d’absurdité. On découvre alors au fil de l’interrogatoire que quinze ans se sont écoulés, et que la »coupable » est morte: elle s’est suicidée après une grossesse non désirée.

La dernière partie du spectacle reprend encore les scènes initiales, mais présente une dérive des personnages vers la folie .

« Hearing » rend bien compte de  la suspicion permanente, dans une tension  dramatique qui va crescendo. On en sort  toutefois avec un sentiment de frustration devant un spectacle non abouti. La mise en scène est minimaliste. Les deux personnages présents simultanément ou seuls sur scène sont immobiles. Les dialogues en farsi sont  surtitrés, mais parfois mal synchronisés et disparaissent trop rapidement, car le dialogue s’accélère souvent. « Hearing » devient « Reading »! Le spectacle ne s’anime que lors de l’intervention d’images vidéos volontairement floues ou brouillées, montrant des lieux connus (La Filature) et inconnus.

Quelques images de Hearing sur la vidéo de Szenik qui ne traduisent pas la pesanteur de la pièce.

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